Le fils d’Adam

Le fils d’Adam

Lorsque l’Eternel veut parler à l’être humain, il utilise plusieurs méthodes. Parfois il parle en clair et même les enfants peuvent comprendre. Parfois il cache ses secrets, soit dans des paraboles énigmatiques, soit dans le code de la Bible ou dans l’hébreu, soit encore tout simplement dans l’histoire du peuple hébreu et des patriarches. Et souvent il veut révéler à ses prophètes ces choses cachées. Lorsqu’il veut révéler à ses prophètes son désir premier, Il doit utiliser des formes compréhensibles mais qui nous demandent de les rechercher comme le disait l’apôtre Paul, « par tâtonnement ». Et quel est son désir le plus cher? C’est de préparer pour son Fils une épouse. Pour se faire, il va créer un monde, il va y insuffler le souffle de la vie et il va y placer l’image de ce qu’Il est Lui-même : l’homme.

Notre Bible francophone donne pour la première fois le nom d’Adam en Genèse 4 :25 « Adam connut sa femme ; elle enfanta un fils et lui donna le nom de Seth, car, dit–elle, « Dieu m’a accordé une autre descendance à la place d’Abel, puisque Caïn l’a tué. »

Notre langue ne donne aucune précision sur le sens profond de chaque mot : Adam se retrouve en réalité déjà au chapitre 1.

Genèse 1: 26-28 « Puis Dieu dit: Faisons l’homme Adam à notre image tselem, selon notre ressemblance demouth, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27  Dieu créa l’homme Adam à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme zakar et la femme neqebah ».

L’image

Quand l’homme a été créé à l’image de Dieu, il a été Tselem צֶלֶם qui vient d’une racine du sens d’ombrager, (l’ombre des choses à venir, l’empreinte de Dieu) image, figure, ombre, simulacre, idole

Ce mot qui possède déjà la marque du Fils de Dieu avec la lettre tsadik צֶ « le Juste » peut à la fois être utilisé en bien (image, ressemblance) ou en mal  (images, idoles (de divinités). La seule représentation autorisée par Dieu dans la Bible est l’image de son propre Fils : Colossiens 1:15 « Il est l’image (du grec Eikon : icône) du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Adam en tant que père de toutes les générations a été le premier Adam qui était l’image du deuxième Adam le Fils de Dieu, qui a donné sa Vie pour la nouvelle création.

Il représentait le Père comme une empreinte de Dieu.

En tant que Mari de sa future Epouse choisie et élue Il représentait les temps messianiques des noces de l’Agneau.

En tant que représentation humaine du Dieu trois fois kadosh Lui-même, le Fils/le Corps, l’Âme/le Père, l’esprit/l’Esprit).

Romains 5:14  Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

Pour toute déviation de la ressemblance divine,  si nous nous faisons par contre une image différente du Fils de Dieu, celle-ci signifie alors « simple », « vide », « simulacre », « ombre », « ténèbres ».

Des pas dans le sable

L’empreinte

Le potier de Job révèle aussi la relation entre l’argile de la terre et l’empreinte du Fils de Dieu image du Dieu invisible

Job 38:14  Pour que la terre se transforme comme l’argile qui reçoit une empreinte, et qu’elle soit parée comme d’un vêtement.

Hébreux 1:3  et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts

L’homme

zakar זָכַר « homme, mâle, fils mâle, homme ou animal »

La racine primaire de l’homme est « se souvenir, penser, rappeler, prononcer, appartenir, faire mention, archiviste, oublier, invoquer, proclamer, célébrer, mémoire, publier, brûler, dire, mentionner, ramener à l’esprit, mentionner, enregistrer »

Ce mâle a été créé par Dieu « en souvenir », en « mémoire », pour « rappeler » le Fils de l’homme, Yeshoua sorti du Père notre modèle qui nous apprend à mentionner, à invoquer et à célébrer le Père.

La lettre Zayin est une hache destinée à couper le bois qui servira au sacrifice et est aussi une arme : l’épée à deux tranchants destinée à séparer l’âme de l’esprit.

La femme

neqebah נְקֵבָה  femelle, femme, fille

1) femelle, femme opposée à l’homme, mâle

1a) femme, enfant de sexe féminin

1b) animal femelle

Ce mot provient de la racine primaire naqab נְקֵבָ  fixer, désigner, mentionner, déterminer, blasphémer, maudire, percée, grands

Le sens de cette femme est ici d’être percée (Dans la version biblique de Chouraqui, la femme est d’ailleurs curieusement appelée la « trouée » et l’homme est appelé le « pointu »), perforée, forée, désignée, fixer, nommer, pointer, désigner.

Au sens hébraïque passif Nifal elle « est désignée, « spécifiée », « nommée », « pointée », elle est cette élue, l’épouse choisie par le Père Céleste pour le Fils de Dieu et par extension elle est désignée par Dieu pour tout homme. A l’image de ce qu’il a comme projet divin pour le Mashiah, une femme est donc donnée par Dieu, expressément désignée pour l’homme par une décision divine.

L’épouse du Mashiah est Israël, la « femme » dont il est question en Genèse.

Les verbes forts « Qal » montrent des femmes qui n’ont pas forcément été désignées par Dieu pour être la côte de l’homme par exemple comme peut-être la femme de Lot ou Mical la première femme de David, celles qui maudissent, qui jurent, qui blasphèment. Comme Dieu ne fait aucune erreur, on peut se poser la question du pourquoi de certains divorces : des femmes qui n’ont pas été désignées au départ dans le cœur de Dieu comme étant la « côte de l’homme », des mariages selon la volonté humaine et non selon la volonté de Dieu ?

Avec la lettre (la vie), la femme est destinée à être un réceptacle de la Vie au départ pour la Maison d’Israël et ensuite pour tous les humains.

La ressemblance

demouth דְּמוּת mot féminin pour « ressemblance, modèle, figure, pareil, comme, image, aspect, forme, semblable, apparence, similitude, image, forme, modèle, des visions

Ce mot a pour racine primaire damah  דְּמָה résoudre, intention, projet, s’imaginer, penser, résoudre, semblable, ressembler, comparer, juger, décider, paraboles.

Dieu crée l’homme et le « rend identique » à lui-même, il le rend semblable à Lui (Niphal), mais dans une certaine limite permise par Dieu.

Certaines formes grammaticales laissent deviner ce qui se passerait dans le cas où la volonté de Dieu serait outrepassée : la ressemblance pourrait alors amener l’homme à « disparaître », « être détruit », « être exterminé ».

Cette ressemblance est un mode de récit fréquemment utilisé par Yeshoua, Lui qui est l’image de Dieu Lui-même : ce mot sous la forme (Piel) est « comparer, faire des comparaisons, dire des paraboles ».

L’être humain dans ce cas a été créé ici pour « faire des comparaisons » et donc pour expliquer comment nous devions comprendre la Parole de Dieu par des exemples et des images. Cette même racine « damah » est utilisée pour Adam et pour ressemblance.

Adam

Adam אָדֵם  vient de la racine « être de couleur rouge, Adam, homme, quelqu’un, humain, personne, gens, être humain »

Ce mot vient du sens « de la terre » Adamah אֲדָמָה : terre, sol, homme, genre humain, premier homme.

La racine du mot Adam est le mot Dam דָּם Sang.

Ce sang « dam » a comme première lettre le « dalet » « la porte ». Yeshoua est la porte par laquelle on peut entrer dans son Royaume : en effet, il est impossible d’être sauvé sans que le sang (DAM) du sacrifice d’expiation de l’Agneau de Dieu soit versé.

Adam est aussi une ville de la vallée du Jourdain, à côté de Tsarthan « leur détresse » est le lieu dans la vallée du Jourdain où le fleuve se sépara pour qu’Israël puisse traverser pour la conquête de Canaan. Tsarthan a pour origine Tseredah qui vient d’une racine du sens de percer  « forteresse », « qui opprime »  un territoire en Manassé et la demeure de Jéroboam.

 

Plusieurs interprétations traditionnelles disent aussi que

  1. ADAM, c’est ED (l’Ed, siège de la terre) et DAM (le sang, siège de l’âme)
  2. ADAMAH, c’est ADAM – MAH, l’« homme-quoi », l’homme qui pose des questions
  3. ADAM, c’est ADAMAH (la terre) et EDAMEH qui s’écrivent de la même manière « je ressemblerai » Isaïe 14:14) de l’expression utilisée par Satan lui-même pour s’élever si haut qu’il aurait voulu arriver à la ressemblance du Fils de Dieu. Mais ce qui lui arriva, c’est de descendre plus bas que le végétal, voire le minéral. De « edameh» il est devenu « adamah ».

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