L’Avocat

L’Avocat (1 Jean 2:1)

Une des plus grandes et plus merveilleuses choses que la Bible nous enseigne c’est que, par rapport à notre état de pécheur, Dieu a payé à notre place en envoyant son propre Fils pour le rachat de nos âmes et le pardon de nos péchés. Un avocat, Yeshoua HaMashiah nous défend alors devant le Juge suprême (l’Eternel) contre l’accusateur public (Satan). Dans la série « Analogie de la Foi messianique », après le potier divin, le boulanger divin, le charpentier divin, nous poursuivons notre étude avec l’avocat divin. On va découvrir dans cette étude comparative qui fera partie d’une publication plus complète, les relations entre le jugement d’une infraction humaine et la médiation du Rédempteur Yeshoua notre Messie Sauveur.

La Justice humaine donnée par Dieu aux hommes

On dit de la justice humaine qu’elle est aveugle. En voulant admirer l’oeuvre de Dieu, on va découvrir une vérité : c’est Dieu Lui-même qui a mis en place sur les nations, des autorités, des rois et des princes, des juges. Puisque Dieu a établit sur les nations des rois et des autorités, malgré ce que peuvent en penser les hommes, c’est donc Dieu Lui-même qui a inspiré aux hommes la mise en pratique des lois, l’organisation des tribunaux des hommes avec les différentes fonctions qui s’y trouvent telles que juges, avocats, procureurs, greffiers, etc.

Si c’est Dieu qui a fait toutes ces choses c’est donc qu’Il avait jugé nécessaire de défendre les mauvais comme les bons. Dans l’histoire des villes refuge, on apprend quelque chose qui est absent dans toutes les religions : la Miséricorde divine. Des hommes qui ont tué par accident, des opprimés qui sont accusés à raison parce qu’ils avaient faim et soifs et que pour eux, voler devenait vital. Dieu donc, dans sa grande Miséricorde a établit des lois afin que ses créatures puissent, malgré leurs péchés, vivre une existence paisible. Ce fut autant le cas des innocents accusés à tort que des vrais coupables comme Caïn qui, en fuyant après avoir tué son frère Abel par jalousie, reçurent quand même la promesse que Dieu en personne les protégerait malgré leurs graves péchés.

Ajoutons que si Dieu a mis en place toutes ces choses (quoi qu’imparfaites entre les mains des hommes) c’est surtout pour nous enseigner la place et le rôle de son Fils dans tout ça ! Ces choses doivent nous enseigner Yeshoua.

Le Seigneur Yeshoua dans le ciel est notre divin avocat – Il plaide continuellement devant le Père et devant les anges au nom de ceux qui implorent le pardon et le salut en son nom !

Le « divin avocat », Messie suprême, défenseur parfait de la veuve et de l’orphelin, défenseur et rédempteur des hommes coupables du péché originel.

La défense en justice sur base de la loi du pays

Remarquez une chose : pour recevoir l’aide d’un avocat, il faut au préalable avoir été accusé d’une infraction, infraction à l’un des articles décrits dans un Livre de lois.  De cette Loi, tout homme est supposé connaître les détails. Cette Loi qui a le « droit » de nous condamner en cas de non respect. Ne dit-on pas que « toute personne est supposée connaître la loi » ?

Celui qui croit ne pas être coupable ou qui dit n’avoir rien de répréhensible, ne peut recevoir aucune aide de l’avocat puisque pour le sortir d’un mauvais pas, celui-ci a besoin de connaître en vérité et en justice, les moindres détails de l’infraction. Ce qu’il en fera après lors de son réquisitoire ne dépend que de sa stratégie mais il doit recevoir la totale soumission et collaboration de son client. Ce n’est donc pas le juge et encore moins l’accusateur qui connaît parfaitement l’accusé. La place de l’avocat est privilégiée.

Quand nous n’avons jamais eu affaire avec la Justice, nous nous demandons même à quoi peut bien servir un avocat et que fait-il exactement ?

Les lois actuelles « exigent » la présence d’un avocat

Dans un tribunal, sans la présence d’avocats, les causes sont pratiquement perdues d’avance car les juges ont l’habitude de communiquer avec les parties concernées sur base de réglementations et de codes de lois. A moins d’avoir fait des études de droit, il est à craindre que les juges ne tranchent sans jugement ou reportent sine die l’action en justice. A part les accusations graves d’homicide, les procédures se font souvent directement entre les juges et les avocats des deux parties.

Même si la justice humaine laisse grandement à désirer, c’est Dieu Lui-même qui a établit les règles, les rois, les autorités et les juges ainsi que le fonctionnement des tribunaux actuels. Cela ne signifie pas pour autant qu’il y ait une justice la plus parfaite possible sur cette terre, mais Dieu a établit les règles pour nous enseigner précisément comment fonctionne la médiation du Seigneur de la Vie – son Fils Unique – et comment sa médiation nous couvre devant les accusations du diable qui revendique de droit, notre damnation.

Sans médiation, tout homme est perdu et a besoin d’un avocat

Il arrive parfois que des hommes et des femmes qui se présentent devant un tribunal, croyant bien faire pour économiser les frais d’un avocat, ne jugent pas utiles d’avoir le recours d’un avocat.  Symboliquement et spirituellement, on peut y voir l’image des orgueilleux qui s’imaginent plaider seuls leur cause devant Dieu. Mais la Bible déclare que tout homme est pécheur et que tous sont égarés! Tous sont pervertis. Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Romains 3:12-22). « Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul. » (Psaume 53:3). Un autre passage indique que « Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu » (Romains 3:11)

La couleur de notre peau

Notre état de pécheur impénitent fait de nous des êtres qui ne méritent qu’une chose : la condamnation. Noirs, blancs, jaunes, métis, si rien dans ce monde ne peut modifier la couleur de notre peau d’origine (à part des traitements chimiques non naturels), de même rien ne pourrait changer notre état naturel de pécheur. Devant Dieu, nous pouvons tout essayer mais cela ne changera pas notre état. Il faut nécessairement que quelqu’un d’autre intervienne en notre faveur.

Afin d’hériter de la Vie éternelle, devant Dieu, tout homme a donc besoin d’un « avocat ». C’est la Bible qui le dit.

Quand nous avons péché, cet avocat ne nous laisse pas et ne nous abandonne pas – cependant, la communion avec le Père est interrompue. Alors notre avocat intercède en notre faveur auprès de son Père et la restauration peut s’opérer.

Quelqu’un disait « Ses mains percées retiennent le glaive de la colère divine qui devrait frapper jusqu’à nos inconséquences de chrétiens ; elles ferment aussi la bouche de Satan, le grand accusateur, qui nous attaque jusque devant Notre céleste Père. »
Le Seigneur Yeshoua est parfaitement habilité à plaider en notre faveur car il a payé de son sang ce droit,  Il a été incarné homme comme nous, Il nous connaît et peut donc compatir à nos faiblesses.
Il est aussi l’Avocat parfait parce qu’Il est LE Juste ; à ce titre, Il peut avoir sa place devant Dieu, LE juste juge. Il s’y tient en permanence et Il intercède pour tous ceux qui ont placé leur confiance en Lui.
Quel réconfort nous apporte le ministère toujours efficace de notre céleste avocat !

Juridiquement, un avocat est une personne dont l’influence et l’action sont déterminantes pour l’avenir de son client. Selon les résultats du travail de l’avocat, soit le coupable devra subir des années de prison, soit il sera libéré avec peut-être même – qui sait – des dédommagements.

Le ministère d’avocat est obligatoire par le droit national du pays

En droit, l’avocat est un juriste qui défend son client, qu’il soit coupable ou pas, en plaidant pour faire valoir son intérêt et, plus généralement, pour le représenter. L’avocat s’acquitte d’une fonction de conseil et de rédacteur d’actes.

Le rôle de l’avocat est incontournable : sans lui on ne peut rien rien faire :  « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15:5)

Le ministère d’avocat est parfois rendu obligatoire par le droit national, notamment afin d’assurer les droits de la défense devant certaines juridictions. L’avocat rédige des actes et il les signe lui-même. L’avocat divin, qui connaît parfaitement les lois et qui a une connaissance parfaite des réactions du Juge divin,  signe de son propre sang, notre libération avant même qu’elle ne passe devant le juge.

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Yeshoua HaMashiah le Juste. 2 Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (1 Jean 2:1)

Auxiliaire de justice au civil et au pénal

Auxiliaire de justice, l’avocat représente et défend devant un tribunal les particuliers ou les entreprises engagés dans un procès. Il suit des affaires civiles ou pénales. Dans le cadre des procédures pénales, il est présent lors des gardes à vue. Yeshoua est notre ami : Il sait de quoi nous sommes fait : Il sait que nous venons de la poussière.

Devant la justice civile, il nous défend en nous donnant une nouvelle identité céleste par son propre sang.  Par la foi en son sacrifice, nous avons le droit d’être appelés enfants de Dieu :« Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12). Devant la justice pénale, il nous défend devant les accusations. L’avocat n’a donc pas seulement une fonction de défense au pénal mais il a prévu pour son client un changement radical, un nouveau domicile, une nouvelle maison, une nouvelle identité. Etant l’avocat divin, il a toute autorité et nous accorde un nouveau pays, une nouvelle culture, un nouveau peuple.

Conseil et négociation

À la demande de clients confrontés à la complexité des lois, l’avocat peut rédiger des actes spécifiques (contrats de travail, statuts d’une société…). Le conseil et l’intelligence font partie des compétences obligées de l’avocat.« En Dieu résident la sagesse et la puissance. Le conseil et l’intelligence lui appartiennent. » (Job 12:13)

« Le conseil et le succès m’appartiennent ; Je suis l’intelligence, la force est à moi. » (Proverbes 8:14)

La création de l’« acte d’avocat » (issu de la loi de modernisation des professions judiciaires et juridiques réglementées) lui permet de contresigner certains actes sous seing privé (reconnaissance de dette, bail d’habitation ou commercial, pacte d’actionnaires, etc.).

Compétences requises

Rigueur et motivation : Rigoureux, l’avocat est prêt à travailler d’arrache-pied sans compter ses heures : indispensable pour réussir. Il doit aussi être très organisé pour jongler d’un dossier à un autre et pour respecter les procédures et le calendrier judiciaire (dates des audiences). Yeshoua préparait ses journées tôt le matin sur la montagne. Il priait afin de recevoir tout ce qui était nécessaire pour la journée.

Aisance rédactionnelle : Cet investissement personnel va de pair avec d’excellentes capacités rédactionnelles et la maîtrise des textes de loi, des règlements et de la jurisprudence. Pour cela, l’avocat se tient continuellement au courant de l’actualité juridique.

Discrétion et charisme : Tenu au secret professionnel, l’avocat est le confident de toutes les difficultés (judiciaires mais aussi économiques…) de ses clients.  « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6:6)

Personnage charismatique, il se distingue aussi par ses talents d’orateur et son fort pouvoir de persuasion, surtout lorsqu’il plaide au tribunal. « On m’écoutait et l’on restait dans l’attente, On gardait le silence devant mes conseils. » (Job 29:21)

« La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Yeshoua » (Matthieu 22:33)

Équilibré, réactif, il sait gérer les tensions, notamment au moment de l’audience. Il doit être capable de s’adapter à toute situation et de se remettre en question tous les jours.

L’Esprit de Dieu : le « Parakletos »

L’avocat dans la Bible est connu pour représenter notre médiateur entre Dieu et les hommes, à savoir Yeshoua le Messie. Nous savons qu’en Dieu il y a le Père, le Fils et la Rouah Hakodesh. L’avocat en grec se dit Parakletos (strong n°3875). Paraclet (παράκλητος, Parakletos est un mot d’origine grecque qui signifie « celui qui console », ou « celui qui intercède », l’« avocat ». Le terme « parakletos » signifie donc « consolateur » ou « avocat défenseur » et le terme « periklytos » signifie « glorieux » ou « béni ».

Dans les définitions, on peut voir que « Parakletos » signifie : Convoqué, appelé aux côtés, appelé à l’aide.

Cela signifie que le « parakletos » plaide la cause d’un autre, il est un un juge, un plaideur, il conseille pour la défense, il est un assistant légal, un avocat.
Parakletos signifie aussi « Celui qui plaide avec un autre », « un intercesseur »
Dans son élévation à la droite de Dieu, le Messie Yeshoua plaide devant l’Eternel pour le pardon de nos péchés

Le Saint Esprit : notre avocat

Le Saint Esprit est dès lors aussi appelé « avocat ». Dans l’absence de Yeshoua le Messie qui est monté au Père (après son ascension au Père), l’Esprit Saint prend sa place avec les apôtres, pour les conduire à une plus profonde connaissance de la vérité de l’évangile, et leur donner, de la part du royaume divin, une force divine les rendant capables de vaincre les épreuves et persécutions.

Jean 14 : 16  « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur (parakletos), afin qu’il demeure éternellement avec vous »
 
Jean 14 : 26 « Mais le consolateur (parakletos), l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » 
 
Jean 15 : 26  « Quand sera venu le consolateur (parakletos), que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi » 
 
Jean 16 : 7  « Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur (parakletos) ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. » 
 
1 Jean 2 : 1 « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat (parakletos) auprès du Père, Jésus-Christ le juste. »

 

Le médiateur

Le médiateur se dit en grec Mesites (strong n°3316)

1.Celui qui intervient entre deux parties, soit pour faire ou restaurer la paix et l’amitié, ou mettre en forme un accord, ou pour la ratification d’une alliance
2.Un intermédiaire de communication, arbitre
Galates 3 : 19

« Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. »

Galates 3 : 20

« Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. »

1 Timothée 2 : 5

« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme »

Hébreux 8 : 6

« Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses. »

Hébreux 9 : 15

« Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. »

Hébreux 12 : 24

« …de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. »

Laisser un commentaire