Admirable

Admirable, un attribut qui sépare

Autour du tabernacle et de la tente d’assignation il y avait une clôture de séparation entre le monde extérieur et le Royaume de Dieu. Cette séparation se retrouve dans l’un des attributs du Fils de Dieu.

«  Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » (Esaïe 9 :5)

Un des attributs du Seigneur que nous connaissons bien est celui d’Admirable dans le passage d’Esaïe 9 :5. Cet attribut est directement lié à son contexte, à savoir la Lumière Mystérieuse que voit le peuple qui marchait dans les ténèbres du péché.

 

En effet les passages précédents montrent dans quel état se trouvait le peuple avant que l’on ne décline le Nom du Messie Sauveur Rédempteur :

« 21  Il sera errant dans le pays, accablé et affamé; et, quand il aura faim, il s’irritera, maudira son roi et son Dieu, et tournera les yeux en haut; 22  Puis il regardera vers la terre, et voici, il n’y aura que détresse, obscurité et de sombres angoisses: Il sera repoussé dans d’épaisses ténèbres. 1 (8-23) Mais les ténèbres ne régneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses: si les temps passés ont couvert d’opprobre le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, les temps à venir couvriront de gloire la contrée voisine de la mer, au delà du Jourdain, le territoire des Gentils. 2  (9-1) Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort une lumière resplendit.

Cette lumière inaccessible qui resplendit sur l’ombre de la mort éternelle a certaines facultés, celle de séparer entre les ténèbres et la Lumière, elle brise toute la puissance de la mort et de ses conséquences, le joug, les coups, l’oppression.

A l’image de Myriam à qui s’est adressé un ange pour lui annoncer une naissance, les parents de Samson ont eu, eux aussi, de la part d’un Ange, une promesse d’un enfant qui délivrera le peuple de ses ennemis.

Lorsque Manoach, le père de Samson, demanda à l’ange son Nom, « L’ange de l’Eternel lui répondit : pourquoi demandes-tu mon nom? Il est « merveilleux » (Juges 13:18)

Dans le Livre des Juges, le terme « merveilleux » est le même que celui utilisé dans Esaïe 5 :9 d’admirable.

Pele (peh’-leh)  פלא prodiges, merveilles, miracles, merveilleux, admirable, manière étonnante.

A ces miracles, on sous entend aussi quelque chose d’extraordinaire, une « chose dure à comprendre », des « actions de jugement et de rédemption de Dieu ».

Ce mot vient de pala (pa-la)  פלא une racine primaire : étonnant, prodige, accomplissement, se séparer, difficile, frapper, admirable, merveilles, magnifique, merveilleux, miracle, au-dessus.

Le caractère de l’Ange est d’être merveilleux, étonnant, extraordinaire, « séparé par une action distinguée ».

La forme grammaticale (Nifal) sous entend d’être au delà de ses possibilités, d’être difficile à faire, être difficile à comprendre : être tout simplement merveilleux et extraordinaire.

La forme (Piel) indique qu’une séparation est nécessaire d’avec le commun des mortels : séparer (une offrande), séparer des autres, consacrer par sa parole.

Les lettres racine sont tout aussi étonnantes puisqu’elles révèlent : la Face cachée du Fils de Dieu (פ Péh), l’enseignement de la Torah (ל Lamed) et la Présence du Taureau du sacrifice, du Conseiller et de l’Epoux (א Alef).

La question posée par l’être humain n’est pas appréciée par l’ange car il ne peut y avoir de comparaison entre le charnel mortel et le spirituel éternel. C’est donc que le caractère d’Admirable et de Merveilleux n’est pas de ce monde mais du Royaume des Cieux. Cette séparation entre notre monde et les Cieux de Dieu qui sont tellement incompatibles font que l’ange semble presque irrité par cette question.  Il n’est pas du tout étonnant de l’irritation de l’Ange de l’Eternel quand on voit la relation entre l’adjectif « admirable » et le fait mystérieux d’être « séparé ».

La version hébraïque cite :

« 18 L’ange répondit: « A quoi bon t’enquérir de mon nom? C’est un mystère. »

וַיֹּאמֶר לוֹ מַלְאַךְ יְהוָה, לָמָּה זֶּה תִּשְׁאַל לִשְׁמִי–וְהוּא-פֶלִאי.  {פ

C’est d’autant plus un mystère que la forme écrite contient une lettre supplémentaire (on écrit soit piliy soit paliy פלאי ou  פליא merveilleux, incompréhensible, extraordinaire. י La lettre supplémentaire, le Yod représente la Main, le Messie Yeshoua, le bras de l’Eternel.

Jamais dans toute la Bible hébraïque la lettre Yod n’a représenté un ange ou une créature : il s’agit donc bien de la présence cachée dans l’attribut « admirable », du Fils de Dieu.

Le passage de la nouvelle alliance de 1 Pierre 2 :9 ajoute que la Lumière du Fils de Dieu est un Mystère : elle a une fonction miraculeuse. L’attribut d’admirable sépare la lumière des ténèbres et produit des miracles :

1 Pierre 2:9  « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière »

Ce Nom « admirable » a une puissance : celle de séparer le bien du mal, les ténèbres de la Lumière. C’est dans le « Nom » de Yeshoua que tout genou fléchira et que toute langue confessera que Yeshoua est le Seigneur Adonaï.

Lorsque dans le Nom de Yeshoua, nous donnons des ordres aux démons de quitter un corps, de sortir de la vie d’un être humain, lorsque nous lions un démon ou que nous délions un homme lié par le diable, ces démons nous sont soumis sans l’ombre d’un doute : à cause de la Puissance régénératrice de ce Nom Merveilleux. Il n’y a même pas à se poser la question : le Nom de Yeshoua est Merveilleux : il délivre les captifs.

Encore faut-il que celui ou celle qui utilise ce précieux Nom, soit « lavé dans le sang de l’agneau », né de nouveau, né d’eau et d’Esprit (Jean 3) et « immergé dans l’Esprit ».

Abri contre la tempête

Lorsque nous sommes dans la tourmente de la vie, le Seigneur est notre sécurité, dans l’adversité Il est un sûr abri au cœur du danger.

« Tu as été un refuge pour le faible, un refuge pour le malheureux dans la détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre la chaleur; car le souffle des tyrans est comme l’ouragan qui frappe une muraille. » (Esaïe 25:4)

Mais le savions-nous, que cette tempête de laquelle nous sommes amenés à nous abriter est non seulement permise par Dieu, mais elle est littéralement « envoyée » par Dieu pour que nous restions attachés à Lui ?

 

L’histoire du peuple hébreu en témoigne. A chaque fois que le peuple bien aimé de Dieu s’éloignait de Lui, Dieu « permettait » qu’une nation païenne étrangère vienne assaillir les 12 tribus d’Israël. Alors, acculé dans la détresse, Il criait à Dieu et Dieu lui répondait.

« Il m’invoquera, et je lui répondrai; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai. » (Psaumes 91:15)  

« Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai; Avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai. »(Esaïe 65:24)

Ce refuge se dit en hébreu mahasseh ou mahseh  מחסה refuge, abri, retraite. Il  nous abrite non seulement contre la pluie ou l’orage, contre le danger mais aussi selon ce que dit l’hébreu « contre le mensonge et la fausseté ».

La racine primaire hébraïque hacah   חסה indique « se confier », « chercher un refuge », « s’enfuir pour sa protection », « mettre sa confiance en Dieu » et enfin « espérer en Dieu ».

Mais contre quoi devons-nous trouver en Lui, un refuge ?

Contre la tempête zerem (zeh’-rem) זרם pluie, orage, tempête, ouragan, torrents, averse de pluie.

Ce mot vient de zaramזרם une racine primaire du sens de verser, emporter, tomber à verse, inonder, couler, de la puissance de Dieu.

Cette eau vient d’en haut, envoyée depuis le ciel par Dieu Lui-même : en effet, zaram pourrait s’écrire aussi zeh-ram, « celui qui est élevé ».

Les nuages qui renversent la pluie du ciel par torrents sont bien envoyés par l’Eternel. Le Psaume 90 :5 montre encore qui est celui qui emporte, celui qui est élevé. Et qui a été élevé si ce n’est le Messie d’Israël, Yeshoua HaMashiah, le Maître de la création. On trouve le mot ram dans Job 22:12  « Dieu n’est-il pas en haut dans les cieux ? Regarde le sommet des étoiles, comme il est élevé (roum même racine que ram) !

« Les nuages versèrent (Zaram) de l’eau par torrents, le tonnerre retentit dans les nues, et tes flèches volèrent de toutes parts. » (Psaumes 77 : 17)

« Tu les emportes (Zaram), semblables à un songe, qui, le matin, passe comme l’herbe » (Psaumes 90 : 5)

Nous avons réellement besoin jour après jour de nous approcher du Dieu Vivant afin qu’il nous donne la pluie du ciel en abondance comme bénédiction et non comme punition pour nous ramener dans le droit chemin. Il est souverain sur le bien comme sur le mal.

Prenons garde de ne pas écouter le Seigneur lorsqu’Il nous envoie des signes de sa Miséricorde de peur qu’Il ne nous dise un jour « Alors ils m’appelleront, et je ne répondrai pas; Ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas. » (Proverbes 1:28)